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Edito du 13 novembre 2016

Par l'abbé Jérôme Lebel

Clore l’année de la miséricorde sans en mettre fin.

Première partie.

 

Honnêtement, il n’a pas été facile d’aborder l’année de la miséricorde. Il a fallu sortir de notre égoïsme, de nos suffisances, de nos arrogances. Il a fallu réveiller nos consciences et oser y placer la lumière de l’Évangile. Pourquoi une telle difficulté ? Parce qu’avec la miséricorde, nous plongeons dans les entrailles de Dieu, celles de l’Église, et de nos propres entrailles. Être miséricordieux engage tout notre être. On ne peut l’être timidement, à moitié ou superficiellement.

Comme à l’école, nous avons dû lire une simple liste de quatorze situations. Sept pour le corps. Sept pour l’esprit. Elles nous ont fait revivre des banalités comme donner à manger, donner à boire, vêtir, accueillir quelqu’un, aider un malade, visiter dans son isolement une personne et même enterrer autrui. Rien d’extravagant en somme.

Mais les œuvres de miséricorde vont encore plus loin. Elles nous transmettent soudain une joie lorsqu’on accepte courageusement de ne plus laisser les autres dans le doute, dans l’ignorance ou les graves fautes qui rongent l’esprit par la rancune, l’impatience d’être avec des gens ennuyeux et d’oublier de prier. Ces œuvres nous relèvent de nos plus basses pauvretés. Elles sont de nouvelles béatitudes qui nous font vivre plus heureux. Ce sont des faits pour une fête !

Ces œuvres nous plantent dans l’Évangile, nous laissant là, pantois, devant les mots de Saint Jean en sa première épître (1 Jn 3, 17-18) « Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans se laisser attendrir, comment la miséricorde de Dieu pourrait-il demeurer en lui ? Mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. »

L’année de prise de conscience est finie. Nous avons tous été provoqués à faire simplement attention à nos proches. Une joie et un bonheur se sont sentis parce qu’en se penchant vers l’homme, nous nous sommes élevés à Dieu. Mais prolongeons-là en nous posant tous les jours quelques questions « Où en suis-je avec autrui ? Comment me situer adéquatement avec Dieu et avec les autres ? Où trouver ma juste place dans la création ?

Ces œuvres dégrippent nos âmes et nos corps pour vivre. Simplement vivre, mais vivre plus à l’aise avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes. L’année de prise de conscience se termine, mais la mise en action ne fait que commencer… à suivre …