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Edito du 20 novembre 2016

Par l'abbé Jérôme Lebel

Clore l’année de la miséricorde sans en mettre fin.

Deuxième partie.

 

Il serait malhonnête de nier que l’année de la miséricorde fut facile car elle nous a demandé de changer d’attitude et de vivre dans une autre ambiance. La miséricorde n’est pas seulement poser des actes. C’est bien plus : ce sont des actes pour se convertir. Ainsi, en aidant l’autre, c’est l’autre qui nous aide. La faiblesse de l’autre nous renforce en quelque sorte.

La miséricorde bien vécue nous mène à l’art d’être avec les autres, de rester ensemble sans mettre l’autre redevable de quoi que ce soit. Cela est loin d’être facile et ce fut l’enjeu de toute une année. Nous avons assisté à une sorte de réchauffement climatique des cœurs. Nous sommes entrés en résistance contre la froidure des communautés gelées. Nous attendons maintenant les effets auprès des plus vulnérables. Les portes du jubilé se referment mais laissent dorénavant nos cœurs ouverts à une sainteté plus grande. Cette année nous a imposés de fouler un chemin de conversion.

Tout a commencé par le courage de secouer nos consciences. Un certain regain de vie nous a saisis. Soyons reconnaissants envers le Saint-Père pour cette année. Soyons dans l’action de grâce de nous avoir permis de nous rendre compte que la miséricorde est le fruit des entrailles de l’Église. Mais nous nous sommes aussi rendu compte que la miséricorde ne coule pas de source. En fait, toute expérience spirituelle ou corporelle est hésitante. On ne sait pas quoi et comment faire au début, on a du mal à comprendre, à bien se situer face à la faiblesse de l’autre, à ses douleurs et à ses erreurs.

En effet, on veut tout maitriser, prendre toute la place des espaces qui s’offrent à nous. Mais là, devant l’horreur des erreurs et des fautes, nous sommes dégoutés, démunis. Nous hésitons. Les preuves de la miséricorde deviennent les adéquats outils pour s’en sortir. Les blessures des autres s’offrent à nous. A nous d’oser les traiter et non plus d’accuser. Soudain, nous devenons des infirmiers urgentistes d’une Église en pleine campagne ; spécialistes des rencontres de Dieu avec l’homme et de l’homme avec Dieu. Mais sachons rester à notre place. Rendons à l’autre sa place parmi nous en nous souvenant que nous aussi, on nous a fait miséricorde tôt ou tard dans notre vie ; ce qui nous a permis d’en être où nous en sommes aujourd’hui.

Il nous est simplement demandé d’être là – quelles que soient nos compétences –, juste être disponible, écouter, donner, communiquer l’espérance. C’est tout. Être le sacrement de l’Amour de Dieu. Voilà tout. Clore l’année de la miséricorde, c’est enfin partir à la rencontre des autres et de les voir soudain se diriger vers Dieu, la Lumière qui nous attire. Que la Lumière du divin Sauveur brille en nos cœurs !