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Edito du 22 janvier 2017

Par Mgr François Duthel

Nous sommes dans la Semaine pour l’Unité des Chrétiens. Cette semaine passe souvent inaperçue. Pour un lyonnais, cela est dommage. En effet, cette semaine est née à Lyon. La première rencontre, qui ne portait pas encore le nom de semaine pour l’unité, a eu lieu à Lyon en janvier 1934 à l’initiative d’un prêtre lyonnais, l’Abbé Paul Couturier qui, dès 1923, faisait connaissance d’une Église orthodoxe, de manière un peu fortuite, mais qui sera ensuite encouragé par son Évêque dans ce domaine ; en effet, il lui avait été demandé d’accueillir des migrants venant de Russie après la révolution de 1917. Il aura ultérieurement l’occasion de rencontrer d’autres Églises et communautés chrétiennes. Depuis le début du deuxième millénaire, les chrétiens se sont divisés, tout d’abord avec ce que l’on appelle le grand schisme d’Orient, en 1054, qui, pour des raisons essentiellement politiques, a créé la division que l’on connaît entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes. Puis viendra ensuite, à partir de 1520, pour des raisons plus religieuses, le schisme de Luther, homme auquel le Pape Benoît XVI a rendu hommage lors d’un voyage en Allemagne le 23 septembre 2011. Il nous est bon d’entendre ce que disait alors le Saint-Père : « Pour Luther, la théologie n’était pas une question académique, mais la lutte intérieure avec lui-même, et ensuite c’était une lutte par rapport à Dieu et avec Dieu. ‘Comment puis-je avoir un Dieu miséricordieux ?’ Que cette question ait été la force motrice de tout son chemin, me touche toujours à nouveau profondément. Qui, en effet, se préoccupe aujourd’hui de cela, même parmi les chrétiens ? Que signifie la question de Dieu dans notre vie ? Dans notre annonce ? » Voilà des questions que la Semaine pour l’Unité devraient ranimer en nous. Puis vint la troisième grande division, le schisme de la Communion anglicane pour des raisons de mœurs du roi Henry VIII. C’est sans compter les nombreux groupes religieux nés de ces deux derniers schismes, comme le rappelle la demande de repentance des Anglicans et de l’Évêque d’York, ce 17 janvier : « « Nous appelons tous les chrétiens à se repentir pour les divisions » issues de la Réforme protestante, dont on commémore cette année les 500 ans. Le premier pas vers l’unité consiste à connaître davantage les autres communautés chrétiennes et leurs richesses. Mais aussi de vivre autour de nous l’unité à tous les niveaux. C’est un défi majeur pour tous les chrétiens. Puisse chacun l’entendre et inscrire la démarche d’unité dans sa vie !