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Edito du 5 février 2017

Par Mgr François Duthel

Le prophète Isaïe nous invite au partage, c’est-à-dire d’abord à l’accueil de celui qui vit dans la pauvreté. Cela suppose d’avoir les yeux et le cœur ouverts sur le monde qui nous entoure, de ne pas se boucher les yeux, de ne pas être tourné uniquement sur soi. De cette attitude d’ouverture découlent, nous dit le prophète, notre relation à Dieu et l’écoute de la prière que nous pouvons lui adresser. C’est donc une cohérence toujours plus forte entre notre vie de prière et notre vie de chrétien qui nous est demandée. C’est la forme la plus éminente du témoignage car de cela naîtra une lumière que nos frères pourront reconnaître ; notre visage sera alors le visage de Dieu qui se penche sur l’humanité blessée. Nous n’aurons jamais fini d’affiner notre conscience d’un regard bienveillant sur l’homme blessé. Le chemin qui nous est proposé aujourd’hui est une réponse concrète à l’appel des Béatitudes que nous avons entendues la semaine dernière. Notre foi ne peut pas être une simple relation personnelle avec Dieu ; elle doit aussi se déployer en actes et nous permettre de construire ensemble le Corps du Christ, pour que ceux qui nous voient vivre reconnaissent dans notre forme de vie communautaire le Christ. Dans les premiers siècles de l’Église, les païens étaient émerveillés par la forme de vie des chrétiens ; touchés par leur façon de vivre, ils commentaient la conduite des fidèles de l’époque, une conduite pleine d’un attrait surnaturel et humain, et ils disaient : « Voyez comme ils s’aiment ». Cette formule nous est rapportée notamment par le théologien d’Afrique du Nord, Tertullien, dans son apologétique (n. 39). Dans le commentaire qu’il en fait pour la vie de famille, saint José Escriva nous dit : « Sans doute ne saurait-on proposer aux époux chrétiens de meilleur modèle de famille que celle des temps apostoliques : celle du centurion Corneille, qui fut docile à la volonté de Dieu, et dans la maison duquel s’est consommée l’ouverture de l'Église, aux Gentils ; celle d’Aquila et de Priscille (Ac 10, 24-48), qui diffusèrent le christianisme à Corinthe et à Ephèse et qui collaborèrent à l’apostolat de saint Paul (Ac 18, 1-26) ; celle de Tabitha, qui, par sa charité, assista les nécessiteux de Joppé (Ac 9, 36). Sans oublier tous ces foyers de Juifs et de Gentils, de Grecs et de Romains, dans lesquels la prédication des premiers disciples du Seigneur prit racine » (S. José Maria, Quand le Christ passe (30, 4)). Je ne peux que vous inviter à relire le livre des Actes des Apôtres, pour trouver la ligne directrice de toute vie apostolique, parce que ce livre raconte ce qu’a vécu la première communauté chrétienne, matrice de toute communauté.