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Edito du 5 juin 2016

Par le Père Jean-Sébastien Tuloup

Que penser des miracles qui nous sont relatés ce dimanche pour notre vie chrétienne actuelle ?

Les progrès des sciences et une certaine montée de paganisme font trop oublier que la vie comme la mort sont dans la main de Dieu. Sans rester au niveau de la vie physique, il nous faut nous élever à la signification plus profonde des miracles comme types de la résurrection et de la vie en Dieu au dernier jour. C'est le Seigneur qui nous donne la vie définitive et nous réalise. Le Baptême comme nouvelle vie, les sacrements qui l'entretiennent et la font croître jusqu'au retour du Christ; telle est la signification plus profonde de ces miracles auxquels il faut joindre la résurrection de Lazare comme type de celle du Christ et de la nôtre.

En songeant à ce don de la vie et à la réalisation complète dans l'au-delà de tout ce que nous devons être, il ne faudrait pas nous isoler dans une vision de la vie qui ne toucherait que notre individu mais c'est la vie donnée au peuple de Dieu tout entier qu'il nous faut envisager. L'Église chargée par le Christ de ressusciter les morts spirituels doit elle-même tout entière attendre du Seigneur son existence et sa vie; elle doit être signe de la résurrection pour chacun, maintenant en promesse, mais en faisant déjà toucher les garanties de la vie définitive. En réalité la prédication de l'Église n'a que cela comme fondement : la résurrection donnée aux hommes dès maintenant, échappant à la mort du péché et chaque sacrement vivifiant et l'Église et ses membres en marche vers la vie définitive. Sans que ces miracles soient spectaculaires comme ceux d'Élie, comme ceux du Christ à Naïm et lors de la résurrection de Lazare, des miracles de résurrection, inconnus de tous mais réels, ne cessent de se produire dans l'Église en vue du dernier jour.

Notre christianisme est une religion de la vie; si elle suppose une certaine forme de mort qui est l'ascèse et le renoncement, ce ne sont qu'instruments de libération, et toute la vie du chrétien se déroule dans un climat de vie intense. C'est vrai qu'il nous est donné fréquemment de toucher dans un infirme, un malade, un moribond, les signes mêmes d'une vie qui dépasse en intensité celle des bien-portants. Tel devrait nous apparaître la signification profonde de l'eucharistie après celle du baptême, sacrements de vie, tel devrait nous apparaître aussi le sacrement des malades comme signe de la vie du corps et de la vie de l'âme. Nous sommes, nous chrétiens, de perpétuels ressuscités à la vie et nous semblons l'ignorer. Le monde devrait trouver en nous des témoins de la vie, d'une vie toujours animée par le Christ, Fils du Dieu vivant qui donne la vie.