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Edito du 6 novembre 2016

Par Mgr Duthel

En ce mois de novembre, une question nous est posée, tant par la fête de la Toussaint, que par la commémoraison des fidèles défunts, le 2 novembre, que par l’Évangile de ce dimanche. Dans le peuple juif, il y avait des factions, tels les Sadducéens, qui ne croyaient pas en la résurrection des morts. Ce temps est donc pour nous le moment favorable pour affermir notre foi en la Résurrection, qui est l’événement central du christianisme, mais qui puise ses racines dans l’Ancien Testament, comme le souligne Jésus lui-même. Il y a notamment un très beau passage du livre de Job, au moment où ce dernier est dans le dénuement le plus complet, qui atteste chez cet homme une foi en la Résurrection chevillée au corps. Ce passage devrait nous aider à demeurer sans cesse dans l’espérance : « Ah, si seulement on écrivait mes paroles, si on les gravait sur une stèle avec un ciseau de fer et du plomb, si on les sculptait dans le roc pour toujours ! Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière ; et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai Dieu. Je le verrai, moi en personne, et si mes yeux le regardent, il ne sera plus un étranger » (19, 23-27). Écrivant aux Corinthiens, saint Paul redit aussi : « Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu » (1 Co 15, 14). Dans la première lettre aux Thessaloniciens, un des plus anciens documents du Nouveau Testament, il le dit encore pour conforter les chrétiens à un moment où les Apôtres commençaient à mourir : « Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui » (4, 13-14). La Résurrection, qui n’est pas la réincarnation où l’être revit sous des formes différentes, est l’accomplissement de l’homme, qui parvient au bonheur sans fin, à la suite du Christ, le premier Ressuscité des morts, lui qui est « le chemin, la vérité et la vie ». Le tombeau vide, constaté au matin de Pâques, est le signe de la résurrection du Seigneur. Dans la foi, accueillons ce grand mystère que nous proclamons à chaque Eucharistie !