Homélie du 4 Novembre 2020
Les foules qui suivent Jésus ne savent pas ce qui les attend si elles vont jusqu’au bout de la route avec Jésus. En réalité, elles se dirigent vers Jérusalem, vers le lieu de la Passion. Dans le discours que Jésus leur adresse, il leur montre ce que signifie suivre le Christ, être disciple. La vie de disciple a plusieurs dimensions, plusieurs exigences : tout d’abord, cela suppose de mettre l’amour pour le Christ avant toute chose. Cela ne veut pas dire de ne pas aimer sa famille, ses proches, mais, dans les choix à faire, de mettre l’amour pour le Christ à la première place. Puis, il faut porter sa croix, accepter la souffrance au nom du Christ, accepter les exigences de la vie chrétienne qui font inévitablement souffrir, pour être configuré à la passion, pour participer, modestement, à la Passion du Sauveur. Enfin, par les deux petites paraboles qu’il nous donne, Jésus nous rappelle que nous devons prendre conscience que la vie de disciple est le fondement de notre existence, l’assise sur laquelle nous devons construire toute notre existence. Cette marche à la suite de Jésus nous invite donc, comme les foules, à nous poser une question : Qu’est-ce qui est essentiel pour nous ? Notre réponse permanente devrait être : suivre le Christ en disant comme Pierre : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68).
« Seigneur Jésus, comme sur les foules, tu oses aujourd’hui un regard d’amour sur nous, nous appelant à te suivre, à avoir le courage de vivre les exigences de la vie chrétienne, à avoir le courage de nous convertir pour mettre ton appel et notre réponse au centre de notre existence. Ainsi, nous pourrons dire comme le prophète : « Tu m’a séduit, Seigneur, et je me suis laisser séduire ». Mais tu connais notre faiblesse. Mets-en nous ton Esprit, pour qu’il nous donne la force de te suivre chaque jour de notre vie ».
